Tous Randonnée & itinéraires Camping & bivouac Sports outdoor Matériel & équipement Actualités

Bivouac en montagne : règles, matériel et emplacements

17 août 2026 25 min de lecture Mis a jour 21 août 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Préparer une nuit dehors demande de décider avant le départ où l’abri sera posé, quelle règle locale s’applique et ce que le sac peut réellement contenir. En montagne, une tente montée trop tard, un duvet mal choisi ou une interdiction ignorée transforment vite une randonnée prévue sur deux jours en retour précipité.

En bref

  • Le bivouac désigne une installation légère d’une nuit, montée le soir et démontée le matin, ce qui ne lui donne pas automatiquement le droit d’être pratiqué partout.
  • Dans les parcs nationaux, les horaires, distances et zones autorisées diffèrent selon le règlement du parc et parfois selon le refuge concerné.
  • Pour une nuit estivale entre 1 500 et 2 500 mètres, prenez un sac de couchage dont la température de confort est comprise entre 0 °C et -5 °C.
  • Un sac de week-end chargé pour le bivouac doit rester entre 8 et 12 kg, eau comprise, pour une marche de montagne réaliste.
  • Choisissez un replat sec, éloigné des torrents, des lacs, des couloirs d’écoulement et des zones fréquentées par les troupeaux.
  • Les déchets, y compris le papier hygiénique, les restes alimentaires et les cartouches vides, redescendent dans le sac.

Règles du bivouac en montagne selon le terrain et le statut de protection

Le bivouac n’est pas une autorisation nationale attachée au fait de dormir une seule nuit. Le droit français encadre surtout le camping isolé, tandis que les parcs, les réserves, les communes, les propriétaires et les préfets ajoutent leurs propres interdictions. Une même tente peut donc être admise sur un alpage communal, refusée sur l’alpage voisin et strictement interdite quelques kilomètres plus loin dans le cœur d’un parc national.

La distinction pratique avec le camping compte beaucoup sur le terrain. Un bivouac correspond à un abri léger installé tard, pour une seule nuit, puis retiré tôt le matin sans laisser d’aménagement. Un séjour de plusieurs nuits avec table, auvent, véhicule, feu ou installation fixe relève du camping et s’expose plus directement aux interdictions prévues par le Code de l’urbanisme, notamment dans les espaces protégés, près des captages d’eau et sur les rivages.

Les interdictions nationales concernant le camping isolé doivent être vérifiées avant toute randonnée. Elles visent notamment les rivages de la mer, les sites classés ou inscrits, les secteurs situés à moins de 200 mètres d’un captage d’eau potable et certains boisements classés. Un arrêté municipal ou préfectoral peut aussi interdire temporairement les nuits sous tente, particulièrement durant les périodes de sécheresse ou de risque incendie. Une carte de randonnée ne suffit pas à connaître ce statut.

Dans le cœur du parc national des Écrins, le bivouac est autorisé sous conditions entre 19 h et 9 h, à plus d’une heure de marche des limites du cœur du parc ou d’un accès routier. Cette règle s’applique à une installation légère, sans feu et pour une nuit. Le parc national du Mercantour applique une logique proche, avec une période nocturne et l’éloignement des accès motorisés ou des limites du cœur, mais les arrêtés locaux et les réserves intégrales imposent des restrictions supplémentaires.

Le parc national de la Vanoise suit un cadre plus serré. Du 1er juin au 30 septembre, le bivouac est organisé dans des zones désignées, généralement à proximité des refuges et selon les règles affichées par le parc ou le gardien. Les emplacements ne se choisissent donc pas librement au bord d’un lac ou sur un col. Une nuit hors zone peut mener à une contravention, au démontage demandé par les agents et à une dégradation durable de la tolérance accordée aux marcheurs.

Type de terrain Règle à vérifier Période ou horaire Décision pratique
Cœur du parc national des Écrins Bivouac léger à plus d’une heure de marche des limites et routes 19 h à 9 h Repérez sur carte le temps de marche depuis le dernier accès routier
Cœur du parc national du Mercantour Règles nocturnes et éloignement des accès, hors réserves intégrales Selon règlement local du parc Consultez le règlement du secteur visé avant de partir
Parc national de la Vanoise Zones de bivouac définies, liées aux refuges ou aux emplacements listés Du 1er juin au 30 septembre, selon les sites Réservez ou confirmez l’emplacement auprès du refuge
Alpage privé hors parc Accord du propriétaire ou de l’exploitant nécessaire Toute l’année Demandez l’accord avant l’installation
Forêt ou massif soumis à arrêté incendie Interdiction possible de tente, feu et réchaud Souvent en été Vérifiez l’arrêté préfectoral le jour du départ

Les parcs naturels régionaux ne sont pas assimilables aux parcs nationaux. Leur classement ne crée pas, à lui seul, une règle unique sur le camping ou le bivouac. Dans les Bauges, la Chartreuse ou le Vercors, il faut lire les règlements communaux, les panneaux au départ des sentiers et les éventuelles dispositions de la réserve naturelle traversée. Le plateau de Savoie Grand Revard propose depuis 2026 des aires dédiées, tandis que le bivouac diffus y est interdit.

Le lac Achard, au-dessus de Chamrousse, illustre l’intérêt de cette vérification. Le site est interdit au bivouac du 1er mai au 30 octobre afin de préserver les rives et de contenir la fréquentation estivale. Arriver avec une tente à la nuit tombante ne rend pas cette interdiction négociable. Un hébergement en vallée, une aire autorisée ou un refuge se prévoit avant de monter.

Pour une traversée comme le GR10, cette préparation réglementaire doit être faite secteur par secteur, car le sentier alterne vallées, pâturages, zones privées et espaces protégés. Les étapes, les nuits possibles et les contraintes de portage méritent d’être recoupées avec les repères utiles pour traverser les Pyrénées par le GR10. Le bon emplacement commence toujours par une règle vérifiée, et non par une vue dégagée repérée sur une application.

Matériel de bivouac étalé avec duvet, réchaud et frontale
Illustration générée par intelligence artificielle.

Matériel de bivouac en montagne pour une nuit entre 1 500 et 2 500 mètres

Le matériel de bivouac se choisit à partir de la température nocturne, de l’altitude, du vent annoncé et du poids porté pendant la randonnée. Pour une première nuit estivale entre 1 500 et 2 500 mètres, ne partez pas avec un équipement de plage complété d’une couverture légère. Une nuit à 2 °C en juillet reste courante sur un replat d’altitude, surtout après une journée orageuse ou à proximité d’un névé.

La tente doit protéger de la pluie, du vent et de la condensation tout en restant transportable. Prenez une tente double-toit autoportante de deux places, même pour une personne seule, si votre sac dépasse 40 litres ou si vous voulez garder chaussures et vêtements secs à l’abri. Un modèle de 1,5 à 2,2 kg constitue un choix raisonnable pour débuter. Les abris ultralégers sous un kilogramme réduisent le poids, mais demandent une implantation plus précise et supportent moins bien les erreurs de montage.

Le sac de couchage se compare sur la température de confort indiquée selon la norme EN ISO 23537, pas sur la température limite ni sur la valeur extrême. Pour une nuit d’été sous 2 000 mètres, prenez un modèle confort 0 °C. Au-dessus de 2 500 mètres ou pour septembre, prenez un modèle confort -5 °C. Un duvet en plume offre un rapport chaleur-poids favorable, mais il perd son isolation s’il est mouillé ; un modèle synthétique est plus volumineux, mais garde une partie de ses capacités en atmosphère humide.

Le matelas n’est pas un accessoire de confort secondaire. Il coupe la déperdition de chaleur vers le sol, qui devient sensible même avec un duvet chaud. Cherchez une valeur R d’au moins 3 pour trois saisons en montagne. Une mousse à cellules fermées coûte souvent moins cher, ne crève pas et sert de solution de secours ; un gonflable isolant prend moins de place, mais impose un kit de réparation.

Les prix constatés sur les catalogues français en février 2026 donnent un ordre de grandeur utile. Une tente deux places trois saisons se situe entre 180 et 320 euros, un duvet confort 0 °C entre 150 et 250 euros et un matelas isolant de valeur R 3 entre 75 et 150 euros. Un ensemble neuf cohérent coûte donc environ 405 à 720 euros, hors sac à dos et vêtements. La location reste pertinente pour deux ou trois sorties annuelles, surtout si vous n’avez pas encore défini votre saison de pratique.

Répartir le poids du sac sans dépasser ses capacités de marche

Pour un week-end, visez un sac complet de 8 à 12 kg, avec l’eau, les vivres et les vêtements. Un itinéraire de 12 km avec 700 m de dénivelé positif demande environ 4 h 30 de marche effective selon une base de 4 km/h sur le plat et 300 m de montée par heure. Ajouter 15 kg de portage à cette journée change la fatigue, la stabilité dans les descentes et la marge horaire disponible pour chercher les emplacements.

Placez l’eau, la nourriture et le réchaud près du dos, au niveau des omoplates. Le duvet descend au fond, dans un sac étanche. La veste imperméable, la frontale, la trousse de premiers secours et la carte restent accessibles sans vider le sac. Prenez un sac de 45 à 55 litres pour une nuit avec tente ; 35 litres deviennent vite trop justes lorsque le couchage n’est pas compressible.

  • Une veste imperméable, une couche chaude, un bonnet et des gants fins doivent rester disponibles même en juillet.
  • Une frontale de 200 lumens minimum avec alimentation de secours permet de monter l’abri et de suivre un sentier après le coucher du soleil.
  • Une carte IGN papier et une boussole complètent le téléphone, dont la batterie et le réseau ne sont pas garantis en altitude.
  • Une couverture de survie, un sifflet, une trousse de premiers secours et un sac étanche pour les déchets prennent peu de place.
  • Deux litres d’eau par personne couvrent la soirée, le repas, la nuit et le petit-déjeuner lorsqu’aucun point fiable n’est confirmé sur place.

La frontale mérite un choix mesuré. Un faisceau large suffit dans la tente, tandis qu’un mode plus puissant sert à lire le terrain ou les balises dans une descente tardive. Les différences entre puissance annoncée, autonomie et faisceau sont détaillées dans ce guide sur les lumens d’une lampe frontale pour la nuit. Gardez-la dans le sac de couchage si la température approche de zéro, avec le téléphone et la batterie externe.

Le réchaud à gaz reste adapté à la plupart des nuits estivales, à condition que son usage ne soit pas interdit par un arrêté sécheresse ou incendie. Une cartouche de 230 g permet généralement de faire bouillir plusieurs litres d’eau, mais le froid et le vent réduisent son rendement. Prenez un pare-vent seulement s’il est compatible avec le réchaud, car une cartouche surchauffée présente un risque réel.

Entre une tente ultralégère et une tente deux places de 1,8 kg, prenez la seconde pour une première saison de bivouac en montagne. Les 600 ou 800 g supplémentaires sont plus faciles à porter qu’une nuit passée à protéger le sac et les vêtements de la condensation sous un abri trop étroit.

Choisir des emplacements de tente qui protègent le sol et le dormeur

Un bon emplacement ne se résume pas à un panorama. Il doit être légal, stable, sec et compatible avec la météo de la nuit. Arrivez dans la zone de recherche au moins une heure avant le coucher du soleil, idéalement deux heures si l’itinéraire passe par des pentes raides ou des pierriers. Cette marge laisse le temps de consulter la carte, de comparer deux replats et de repartir si la première option est exposée.

Commencez par observer le relief. Installez la tente sur un terrain plat ou légèrement incliné, avec la tête en amont afin de réduire la sensation de glissement pendant la nuit. Retirez les petites pierres sous le tapis de sol sans creuser ni niveler le terrain. Une cuvette parait abritée, mais elle accumule l’air froid et l’humidité ; un replat légèrement surélevé, sans exposition directe aux rafales, donne de meilleurs résultats.

Écartez-vous des ruisseaux, des lacs et des zones humides. Une distance de 50 à 70 mètres limite le piétinement des berges, évite les insectes et réduit le risque de voir l’eau monter après une pluie en amont. Cette distance ne remplace pas les interdictions propres aux captages d’eau, qui imposent parfois 200 mètres ou davantage. Lavez-vous loin des cours d’eau, même avec un savon annoncé biodégradable.

Les arbres isolés, les parois, les couloirs pierreux et les torrents demandent une lecture attentive. Un arbre mort peut céder dans une rafale. Une trace de terre ravinée révèle souvent un axe d’écoulement après un orage. Des blocs sous une falaise signalent une zone où des chutes de pierres sont possibles. Ne posez pas l’abri sous un surplomb pour gagner quelques degrés, et ne cherchez pas une protection dans un couloir d’avalanche, même en été.

Gérer le vent, les troupeaux et la fréquentation des sites

Repérez la direction du vent avant le montage. Orientez l’entrée de la tente dos au vent dominant ou légèrement de biais, jamais face à lui. Un muret ancien, un gros bloc stable ou une petite rupture de pente peut casser les rafales, mais l’abri ne doit pas être collé à la roche. Laissez assez d’espace pour tendre correctement les haubans et évacuer l’eau autour du double-toit.

Les alpages ne sont pas des terrains vides. Un troupeau peut passer tôt, les chiens de protection circulent autour des bêtes et les clôtures électriques doivent rester fermées après votre passage. Si des animaux occupent le replat choisi, changez de secteur plutôt que de les contourner de quelques mètres. La demande d’accord au propriétaire ou au berger reste la bonne démarche sur une parcelle privée, y compris pour une nuit discrète.

Les abords immédiats des lacs d’altitude concentrent la pression humaine. Les replats herbeux y sont vite marqués par les piquets, les sentiers secondaires et les restes de nourriture. Préférez une surface minérale déjà compacte, hors des zones de végétation fragile, plutôt qu’une pelouse intacte. Cette pratique réduit les traces visibles et évite d’étendre chaque saison les zones abîmées.

La vallée de la Clarée, dans les Hautes-Alpes, attire de nombreux marcheurs entre juin et septembre. Les itinéraires y permettent des boucles de deux ou trois jours, mais les règles municipales, les zones de pâturage et les secteurs protégés doivent être vérifiés au départ de chaque vallée. Le fait qu’un autre groupe ait planté sa tente ne prouve ni que le lieu est autorisé ni qu’il résistera à une nouvelle nuitée.

La proximité d’un refuge peut être un choix plus simple pour un premier bivouac. Vous gagnez un point d’information local, parfois des sanitaires et une zone de tente prévue pour contenir l’impact. Les tarifs de nuit sous tente et l’accès aux services varient selon les refuges ; demandez le prix et les conditions pour la saison 2026 avant de monter, car certains sites exigent une réservation.

Le montage s’effectue sans feu de camp. Les feux au sol sont interdits ou très fortement limités dans la plupart des massifs alpins, car ils brûlent les sols, consomment le bois mort et peuvent déclencher un incendie. Un réchaud autorisé par les règles locales suffit pour le repas. La nuit, réduisez la lumière et le bruit, car l’aube et le crépuscule correspondent à l’activité de nombreux animaux.

Un emplacement validé reste celui que vous pouvez quitter au matin sans que quelqu’un repère votre passage. Cette exigence écarte les lieux trop fragiles, même lorsqu’aucun panneau n’annonce d’interdiction.

Gérer l’eau, les repas et les déchets pendant un bivouac en montagne

L’autonomie commence avec l’eau, pas avec le menu du soir. Comptez au minimum deux litres par personne pour une nuit, davantage si l’approche se fait par forte chaleur, si vous cuisinez beaucoup ou si aucune source n’est garantie le lendemain. Deux litres représentent deux kilogrammes : cette charge doit être intégrée au calcul du sac et non ajoutée à la dernière minute.

Un ruisseau clair ne garantit pas une eau consommable. Les pâturages, les animaux sauvages et les refuges situés en amont peuvent introduire des micro-organismes invisibles. Prélevez loin des zones de baignade, des berges piétinées et des troupeaux. Évitez les points d’eau stagnante, même lorsqu’ils paraissent propres.

Trois méthodes peuvent être combinées selon la situation. Un filtre mécanique réduit les bactéries et les protozoaires selon son niveau de filtration. Des pastilles de désinfection demandent un temps d’action précisé par le fabricant et peuvent laisser un goût. L’ébullition, maintenue plusieurs minutes, reste une solution de terrain pour l’eau destinée au repas ou à une boisson chaude, à condition d’avoir assez de gaz.

Pour le dîner, visez 400 à 600 kcal avec une préparation rapide. La semoule, les nouilles courtes, les purées déshydratées et les repas lyophilisés limitent le combustible et la vaisselle. Ajoutez une source de protéines qui résiste au transport, comme un fromage à pâte dure, des graines, des oléagineux ou une préparation déshydratée. Gardez le repas du matin accessible : chercher ses aliments dans le sac au froid fait perdre du temps et de la chaleur.

Réduire l’impact sur l’environnement sans déplacer le problème

Tout déchet repart avec vous. Une peau d’orange, un trognon de pomme ou des pâtes oubliées ne disparaissent pas à la fin du week-end en altitude. Ils attirent les animaux, modifient leurs habitudes et dégradent les secteurs fréquentés. Préparez un sac étanche dédié aux emballages, aux restes et au papier hygiénique avant de partir.

Les besoins naturels se gèrent loin du camp et des points d’eau, à une distance d’au moins 70 mètres lorsque le terrain le permet. Creusez un trou d’environ 15 cm uniquement si le secteur n’interdit pas cette pratique et rebouchez-le après usage. Le papier, les lingettes et les protections hygiéniques ne s’enterrent pas : ils repartent dans un sachet fermé. Les mouchoirs dits biodégradables ne résolvent pas le problème sur un sol froid et peu actif.

Le silence fait aussi partie du respect de l’environnement. Les sons portent loin sur les pentes ouvertes, surtout après la tombée du jour. Une enceinte, des appels prolongés ou des lampes puissantes tournées vers la faune changent le comportement des animaux au moment où ils se nourrissent. Gardez l’éclairage dirigé vers le sol et rangez la nourriture dans des sacs fermés.

Dans les secteurs pyrénéens fréquentés par l’ours, la nourriture ne doit pas rester dispersée autour de la tente. Les consignes locales des parcs et des réserves priment sur les habitudes importées d’autres massifs. Une suspension de sac n’est pas toujours réalisable au-dessus de la limite forestière ; dans ce cas, gardez les aliments conditionnés, éloignez-les du couchage selon les recommandations locales et ne laissez aucun reste dehors.

Le feu ne sert ni à cuisiner mieux ni à créer une ambiance de campement. Il marque durablement le sol et son risque dépasse largement la durée d’une soirée. Si les conditions réglementaires interdisent aussi le réchaud, prenez un repas froid et modifiez le projet plutôt que d’allumer une flamme discrètement. Le respect de cette règle protège aussi l’accès futur aux emplacements de montagne.

Un repas chaud, des vêtements secs et une boisson tiède améliorent le sommeil, mais l’alcool produit l’effet inverse sur la régulation de la chaleur. Dînez environ une heure avant de vous glisser dans le duvet. Placez une gourde d’eau chaude, correctement fermée, près des pieds pendant les premières minutes et gardez une paire de chaussettes sèche uniquement pour la nuit.

Le poids des emballages révèle souvent un sac mal préparé. Transvasez les aliments dans des contenants réutilisables, dosez les portions avant le départ et emportez moins de produits suremballés. Cette organisation allège le portage, simplifie la cuisine et laisse moins de choses à égarer dans l’herbe ou entre les pierres.

Sécurité en bivouac : météo, itinéraire et décisions de repli

Une nuit sous tente se prépare dès le tracé de la randonnée. Calculez la durée avec la distance et le dénivelé positif, puis ajoutez les pauses, les recherches d’emplacements et le montage. Pour 14 km et 900 m de montée, une estimation à 4 km/h sur le plat et 300 m/h à la montée donne environ 6 h 30 de marche effective : 3 h 30 pour la distance et 3 heures pour le dénivelé. Un départ à 10 h ne laisse pas une grande marge si le coucher du soleil approche à 20 h 30.

Consultez le bulletin Météo-France du massif la veille puis le matin du départ. Cette consultation ne remplace pas l’observation du ciel, du vent et de l’évolution des nuages pendant la marche. Une prévision d’orage, de vent fort ou de pluie durable doit conduire à choisir un refuge, une vallée ou une sortie sans nuit dehors. La décision d’engagement appartient au pratiquant, mais la tente n’est pas une réponse adaptée à toutes les conditions.

Les crêtes, sommets, cols ouverts, arbres isolés, lacs et torrents deviennent des zones à éviter lorsque l’orage approche. Si le tonnerre se fait entendre, quittez les points hauts sans attendre que la pluie arrive. Ne cherchez pas un abri sous un surplomb ou sous le seul arbre d’une pente. Une descente anticipée vers un bâtiment, un véhicule ou une zone moins exposée reste préférable à une installation précipitée.

Préparer l’alerte et savoir renoncer à la nuit dehors

Prévenez un proche de l’itinéraire, du point de départ, de l’emplacement envisagé et de l’heure de retour. Donnez une heure à partir de laquelle cette personne doit s’inquiéter si vous ne donnez plus de nouvelles. Téléchargez les cartes hors ligne avant de quitter le réseau, mais emportez aussi la carte papier qui couvre l’itinéraire et les variantes de repli.

Le 112 peut être composé en France pour joindre les secours, mais un téléphone ne crée pas de réseau là où il n’y en a pas. Une balise satellite ou une balise de détresse personnelle peut être pertinente dans un secteur isolé ; les appareils ne remplacent ni l’itinéraire préparé ni l’autonomie de base. Les dispositifs satellite et leur abonnement doivent être compris avant la sortie, car l’envoi de message et les modalités d’alerte dépendent du modèle choisi.

Au-dessus de 2 500 mètres, certains marcheurs peuvent ressentir maux de tête, nausées, fatigue inhabituelle ou troubles du sommeil liés à l’altitude. Ces signes ne se diagnostiquent pas avec un article. Ne poursuivez pas la montée pour tenir un plan de bivouac, évitez l’alcool et redescendez si l’état se dégrade. Un professionnel de santé traite les questions médicales ; un guide de haute montagne ou un accompagnateur diplômé encadre les projets techniques en altitude.

Le bivouac hivernal ne constitue pas la prolongation directe d’une nuit estivale. Il demande un sac de couchage grand froid, un matelas à forte isolation, une tente quatre saisons, une lecture du manteau neigeux et la capacité de gérer une nuit longue. Dès que le projet implique terrain avalancheux, glacier, alpinisme ou neige instable, partez avec un professionnel qualifié et un équipement adapté. Les frais de secours engagés hors du cadre couvert peuvent rester à la charge du pratiquant selon la situation et les assurances souscrites.

Le retour doit rester possible dès le milieu de journée. Gardez sur la carte un refuge, un village, une cabane autorisée ou un parking atteignable avant la nuit si le vent se lève, si la fatigue augmente ou si l’emplacement envisagé est interdit. Cette variante ne représente pas un échec : elle fait partie de la préparation normale d’une randonnée avec couchage dehors.

Les itinérances côtières demandent la même discipline, avec une contrainte supplémentaire liée à la marée, au littoral et aux campings réglementés. Pour organiser des nuits progressives plutôt qu’un bivouac improvisé, les belles étapes du GR34 donnent des repères utiles sur la logique d’itinéraire. Sur le littoral, les règles de camping et les zones naturelles protégées écartent souvent la tente hors des terrains prévus.

Entre deux options, prenez le sac de couchage confort -5 °C plutôt qu’un modèle confort 5 °C pour une première saison de bivouac en montagne. Quelques centaines de grammes de plus comptent moins qu’une nuit froide qui réduit votre repos, votre jugement et votre capacité à marcher correctement le lendemain.

Le bivouac est-il autorisé partout en montagne ?

Non. Les règles dépendent du statut du terrain, des arrêtés municipaux ou préfectoraux, des propriétaires et des règlements de parcs. Dans le cœur des Écrins, le bivouac est encadré entre 19 h et 9 h avec une condition d’éloignement des accès. En Vanoise, seules les zones prévues par le parc et les refuges sont à utiliser durant la période autorisée.

Quelle différence entre bivouac et camping sauvage ?

Le bivouac correspond à une installation légère, temporaire et limitée à une nuit. Le camping suppose une installation plus durable et peut inclure davantage de matériel. Cette différence pratique ne dispense jamais de vérifier les interdictions propres au terrain visé.

Quel duvet prendre pour dormir sous tente à 2 000 mètres en été ?

Prenez un sac de couchage dont la température de confort est de 0 °C au minimum. Un modèle confort -5 °C apporte une marge plus adaptée si la nuit est ventée, humide, prévue en septembre ou située plus haut. La valeur de confort, et non la température extrême, guide le choix.

Peut-on utiliser un réchaud à gaz lors d’un bivouac ?

Le réchaud est souvent admis là où le bivouac l’est, mais les arrêtés préfectoraux liés à la sécheresse ou au risque incendie peuvent l’interdire. Vérifiez la règle locale le jour du départ et renoncez à toute flamme si l’arrêté le prévoit.

À quelle distance installer la tente d’un lac ou d’un torrent ?

Gardez au moins 50 à 70 mètres de distance avec les cours d’eau et les lacs pour protéger les berges et éviter les zones humides. Les captages d’eau potable sont soumis à des restrictions plus larges, souvent de 200 mètres, et certaines zones protégées interdisent toute installation.