Lagoped occupe un créneau précis dans l’outdoor français : des vêtements techniques conçus pour la montagne, fabriqués en Europe, majoritairement issus de matières recyclées et proposés avec une garantie de cinq ans. La marque ne se place ni sur le textile urbain déguisé en équipement de plein air, ni sur la recherche de performance réservée à la compétition.
- Créée en 2018, Lagoped développe une offre destinée à la randonnée, au ski de randonnée, à l’alpinisme, au trail, au gravel et à l’escalade.
- Son positionnement repose sur une fabrication européenne suivie du fil à la confection, ainsi que sur l’absence de PFAS annoncée dès l’origine.
- La gamme comprend des vestes imperméables, des pantalons, des couches isolantes, des vêtements de première couche, des accessoires et des sacs de montagne.
- Les produits sont pensés pour durer, être réparés et servir dans plusieurs usages plutôt que pour un achat ponctuel.
- Le choix d’un vêtement Lagoped se justifie surtout pour un pratiquant qui part régulièrement, porte son matériel plusieurs jours et veut connaître l’origine de son équipement.
Le positionnement de Lagoped dans le marché outdoor français
Lagoped est une marque française née en Haute-Savoie en 2018, dans un territoire où un vêtement de montagne est vite jugé sur pièce. Une veste doit supporter des heures de pluie, un vent froid sur une crête et les frottements répétés d’un sac chargé. Un pantalon doit garder sa mobilité lors d’une montée raide et résister aux accrocs sur les pierres ou les branches basses.
Ce contexte explique le positionnement retenu par la marque. Lagoped ne vend pas seulement une silhouette inspirée de l’aventure. Elle cherche à équiper des usages concrets, de la randonnée à la journée jusqu’aux sorties plus engagées en ski de randonnée, en alpinisme ou en escalade. Cette orientation doit être distinguée du textile de loisir, dont les coupes et les matières tiennent rarement plusieurs saisons de portage régulier.
Le nom de la marque renvoie au lagopède, un oiseau montagnard adapté aux milieux froids et changeants. L’image correspond assez bien au projet industriel affiché : construire une gamme outdoor capable de fonctionner dans des conditions variables sans multiplier les vêtements spécialisés. Une veste imperméable légère peut ainsi servir sur un GR au printemps, à vélo sous la pluie ou en montagne à l’automne, à condition d’adapter les couches portées dessous.
La polyvalence a toutefois une limite matérielle. Une membrane de randonnée ne remplace pas automatiquement une veste d’alpinisme prévue pour le port d’un casque, les mouvements de bras avec piolet ou le frottement d’un baudrier. De même, un sac utilisable pour le quotidien peut dépanner sur une sortie de deux jours, mais sa charge, son dos et son accès au matériel doivent être vérifiés avant de lui confier 10 à 12 kg de portage.
Une marque technique sans discours de performance gratuite
Dans l’outdoor, la performance ne se mesure pas seulement à la légèreté annoncée ou au nombre de poches. Elle se vérifie lorsqu’un vêtement garde sa fonction après plusieurs journées humides, lorsque la fermeture éclair continue de coulisser avec des gants, ou lorsque le tissu ne se déchire pas au premier contact avec un rocher. Lagoped met en avant cette durée d’usage, avec une garantie de cinq ans sur ses pièces.
Cette promesse place la marque dans une catégorie de produits généralement plus coûteux à l’achat qu’un équipement d’entrée de gamme. Le calcul doit se faire sur la fréquence réelle de sortie. Pour deux balades annuelles de 6 km sur chemin sec, une veste technique à membrane n’est pas forcément justifiée. Pour une personne qui marche de mars à novembre, part en itinérance et utilise son imperméable comme coupe-vent, la dépense peut être mieux répartie dans le temps.
La garantie ne dispense pas d’un entretien régulier. Une membrane respirante perd de son efficacité si elle est saturée de boue, de crème solaire ou de lessive inadaptée. Après une randonnée sous une pluie continue, le vêtement doit être rincé ou lavé selon l’étiquette, séché correctement et réactivé lorsque le traitement déperlant de surface faiblit. L’imperméabilité de la membrane et la déperlance du tissu extérieur sont deux choses différentes.
Cette distinction compte avant une étape longue. Sur une journée de 17 km avec 900 m de dénivelé positif, une allure de base de 4 km/h ne suffit pas à estimer la durée. En ajoutant environ une heure pour 600 m de montée, il faut compter autour de 6 h de marche effective, hors pauses. Un vêtement qui reste confortable pendant cette durée doit limiter la condensation interne sans laisser entrer la pluie.
Une offre cohérente avec la pratique de montagne
La cohérence d’une gamme se voit lorsqu’il devient possible de préparer son sac sans empiler des pièces qui se recouvrent mal. Lagoped construit ses collections autour du système à trois couches. Une première couche évacue l’humidité, une couche intermédiaire apporte de l’isolation, puis une couche externe bloque le vent et les précipitations. Ce principe reste valable en randonnée, à ski ou à vélo, avec des épaisseurs différentes selon la saison.
Pour comprendre les usages réels d’un équipement de verticalité, la différence entre salle et rocher mérite d’être regardée de près. Les exigences d’abrasion, de coupe et de protection au vent ne sont pas identiques, comme le montre ce guide sur l’escalade en extérieur et en salle. Sur une voie équipée en falaise, un vêtement trop ample gêne le contrôle des pieds ; sur une marche d’approche froide, une pièce trop légère fait perdre du temps dès le départ.
Lagoped s’adresse donc à un pratiquant qui veut réduire le nombre d’achats tout en gardant des fonctions adaptées au terrain. La marque ne règle ni le choix d’itinéraire ni l’évaluation du niveau nécessaire. Une sortie d’alpinisme, une via ferrata cotée ou un canyon encaissé demande un encadrement par un guide de haute montagne, un accompagnateur compétent selon l’activité ou un moniteur diplômé. Le textile est un élément de préparation, pas une autorisation à s’engager.

Fabriquer en Europe, le choix industriel de la marque Lagoped
Le positionnement de Lagoped repose aussi sur la localisation de sa chaîne de production. La marque indique fabriquer ses produits intégralement en Europe, en suivant les opérations de filage, tissage, teinture, laminage et assemblage. Cette organisation ne signifie pas que toutes les opérations sont réalisées dans un seul atelier. Elle signifie que les intervenants appartiennent à un espace industriel européen dont les règles sociales, environnementales et sanitaires sont plus homogènes.
Pour un acheteur, cette information doit être lue comme un critère de traçabilité. Une étiquette indiquant seulement le lieu de confection ne renseigne pas toujours sur l’origine du fil, du tissu, de la membrane ou du traitement déperlant. Or, ce sont ces étapes qui concentrent une part importante des transformations chimiques et de l’énergie utilisée dans la fabrication d’un vêtement technique.
La proximité des ateliers réduit certains trajets, mais elle ne suffit pas à établir à elle seule le bilan complet d’un produit. Une veste arrivée par cargo depuis l’Asie peut présenter une faible émission rapportée à chaque pièce transportée. Le problème se situe dans l’ensemble de la chaîne : matières premières, acheminements successifs, stockage, camionnage final, volumes produits et traitement des invendus. Lagoped met plutôt en avant une chaîne plus courte et plus contrôlable qu’un argument simplifié sur la seule distance.
Cette méthode a une conséquence directe sur le prix et sur le renouvellement des collections. Fabriquer près des marchés européens coûte davantage qu’une production très délocalisée. En contrepartie, la marque peut ajuster plus finement ses volumes, réduire les stocks excessifs et garder un lien plus clair avec les fournisseurs. Pour l’utilisateur, le résultat attendu est un produit suivi, réparable et disponible suffisamment longtemps pour permettre un remplacement de pièce ou une intervention d’atelier.
Le cas du sac Kiiruna et la logique des filières européennes
Le sac Kiiruna illustre cette organisation par étapes. Son fil en polyamide régénéré provient de Slovénie, puis le tissu est tissé et teint en Italie avant l’assemblage en Slovaquie. Le développement a été mené à Annecy avec un spécialiste du sac de montagne. Cette succession de lieux doit être comprise comme une chaîne de savoir-faire, et non comme une production locale au sens d’un unique atelier voisin.
Le polyamide régénéré utilisé est associé à la filière ECONYL, fabriquée à partir de déchets de nylon tels que des filets de pêche, des chutes textiles ou des tapis usagés. Ce matériau évite l’extraction d’une part de matière vierge. Il ne rend pas automatiquement un sac indestructible. La résistance finale dépend du tissage, de l’épaisseur du tissu, des renforts, des coutures et de l’usage que vous en faites.
Avant d’acheter un sac, vérifiez d’abord le volume réel nécessaire. Pour une randonnée à la journée de 12 à 18 km, avec veste de pluie, eau, nourriture et couche chaude, 20 à 30 litres suffisent souvent. Pour trois jours en refuge gardé, comptez plutôt 35 à 45 litres si vous portez un drap de sac, des vêtements de rechange et votre ravitaillement. Au-delà de 12 kg sur terrain caillouteux, un sac avec ceinture structurée devient préférable.
Les sacs polyvalents trouvent leur place sur des itinéraires simples, à condition de ne pas confondre leur usage avec celui d’un sac technique. Une course d’alpinisme impose un portage spécifique du matériel, un équilibre de charge et parfois une fixation extérieure adaptée à la corde ou aux outils. Ces choix doivent être validés avec un professionnel si vous débutez dans la discipline. Le catalogue d’une marque ne remplace pas les consignes d’un encadrant sur le terrain.
Le made in Europe ne dispense pas d’examiner le produit
La fabrication européenne donne une indication utile, mais elle ne doit pas arrêter la vérification. Regardez la composition exacte, le poids, la coupe, la présence d’une capuche réglable, l’emplacement des poches et la possibilité de réparer les pièces d’usure. Une randonnée sous une pluie de six heures n’a pas les mêmes contraintes qu’un déplacement urbain entre deux stations de métro.
Pour préparer une sortie, un topoguide reste plus fiable qu’une promesse de polyvalence. Les cartes, les profils et les cotations permettent d’anticiper le terrain, comme l’explique ce contenu consacré aux symboles et cotations des topoguides. Un pantalon renforcé aux genoux peut être pertinent pour des passages rocheux ; il devient inutilement lourd pour une promenade familiale sur voie verte.
La valeur du modèle Lagoped ne tient donc pas à une formule unique. Elle repose sur une série de choix industriels vérifiables : filières européennes, matériaux recyclés, limitation des substances fluorées et volonté de maintenir les produits en usage. La sélection finale doit rester liée à votre terrain, à votre saison de pratique et au poids réellement porté.
Des vêtements outdoor Lagoped sans PFAS et à base de matières recyclées
Lagoped affirme ne pas utiliser de PFAS depuis la création de la marque en 2018. Les PFAS, ou substances per- et polyfluoroalkylées, ont longtemps été employés dans le textile outdoor pour leurs propriétés déperlantes et anti-taches. Leur persistance dans l’environnement explique leur surnom de polluants éternels, tandis que plusieurs travaux scientifiques ont conduit à renforcer leur encadrement sanitaire et réglementaire.
En France, la loi adoptée le 27 février 2025 a prévu l’interdiction, à partir du 1er janvier 2026, de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de certains produits contenant des PFAS, dont des vêtements. Des exceptions concernent notamment certains équipements de protection pour les militaires ou les services d’incendie et de secours. Le choix de Lagoped est antérieur à cette échéance légale.
Sur le terrain, l’absence de PFAS ne doit pas être assimilée à une absence totale de traitement. Une veste imperméable comporte une membrane, des tissus extérieurs, des bandes d’étanchéité et souvent une finition déperlante durable, dite DWR. Lagoped utilise notamment des traitements sans fluorocarbone et présente la membrane Sympatex comme une solution sans fluor. L’objectif technique reste le même : empêcher la pluie d’entrer tout en laissant migrer une part de la vapeur d’eau produite par l’effort.
La respirabilité dépend aussi de ce que vous portez dessous. Un tee-shirt en coton trempé de transpiration ralentit l’évacuation de l’humidité et refroidit rapidement à l’arrêt. Pour une marche de printemps avec 700 m de montée, prenez une première couche synthétique ou en laine adaptée, une polaire légère dans le sac et une veste protectrice accessible sans tout vider. Le confort vient de l’ensemble du système, pas de la membrane seule.
Une gamme construite autour de la superposition des couches
Les vestes imperméables constituent le cœur visible de la gamme Lagoped. Elles sont destinées à servir de troisième couche contre le vent, la pluie et la neige. La veste EVE, présentée comme une veste de haute montagne, s’inscrit dans ce principe avec une construction à membrane conçue pour le trekking, le ski de randonnée et certains usages alpins.
Une couche externe ne crée pas de chaleur. Elle limite les pertes liées au vent et bloque les précipitations, tandis que l’isolation provient d’une polaire, d’une doudoune ou d’une ouate portée dessous. En mouvement, une personne produit davantage de chaleur ; à l’arrêt, notamment au sommet ou pendant une pause, la température ressentie baisse vite. Préparez donc l’ordre des vêtements avant le départ et non lorsque vous êtes déjà refroidi.
Les pantalons, polaires, doudounes, tee-shirts, manches longues, bonnets et accessoires permettent de compléter cette logique. Pour une randonnée de deux jours entre juin et septembre, avec nuits en refuge gardé, un ensemble raisonnable comprend une couche de marche, une couche chaude légère, une veste de pluie, un pantalon adapté aux frottements et une tenue sèche réservée au soir. Ce choix évite de porter une seconde tenue complète inutilement.
La polyvalence ne doit pas conduire à sous-estimer la saison. En octobre, les journées raccourcissent, les sentiers restent humides plus longtemps et une sortie annoncée à 5 h de marche peut s’étirer avec les pauses, les erreurs de parcours ou le terrain gras. Prenez une lampe frontale chargée, une couche isolante plus chaude et un itinéraire dont le retour ne dépend pas du dernier car.
Les matières recyclées et l’éco-score PEF
La marque annonce employer du polyester, du polyamide, du coton et de la laine recyclés selon les références. L’intérêt de ces matériaux est de limiter le recours à de nouvelles ressources, surtout dans un secteur où la production textile reste très consommatrice de matières et d’énergie. Le recyclage ne supprime pas les besoins de transformation, de transport ou de teinture, mais il modifie le point de départ de la fabrication.
Lagoped met également en avant la publication d’un éco-score PEF pour l’ensemble de sa gamme. Le PEF, pour Product Environmental Footprint, est une méthode européenne qui prend en compte 16 critères environnementaux, au-delà du seul carbone. Cette approche permet de comparer plusieurs étapes du cycle de vie, mais l’indicateur doit toujours être lu avec la fiche produit, la durée de vie attendue et les possibilités de réparation.
Un produit recyclé mérite d’être entretenu avec autant de rigueur qu’un produit conventionnel. Lavez-le lorsque le tissu est sale, fermez les zips, évitez l’adoucissant et respectez les températures indiquées par le fabricant. Une veste négligée finit par perdre sa déperlance de surface, même lorsque sa membrane reste intacte. Le soin apporté après la randonnée pèse souvent davantage que le discours affiché au moment de l’achat.
La gamme Lagoped pour la randonnée, le ski de randonnée et l’alpinisme
La gamme Lagoped couvre plusieurs familles d’équipement : vestes de protection, pantalons, couches isolantes, vêtements proches du corps, accessoires et sacs. Cette largeur permet de préparer une tenue cohérente, mais elle demande de choisir selon l’activité principale. Une personne qui marche sur les sentiers balisés des moyennes montagnes n’a pas besoin de la même robustesse qu’une personne qui évolue sur neige avec un sac chargé.
Pour la randonnée, cherchez d’abord une veste dont la capuche se règle facilement, un pantalon qui autorise les grandes enjambées et une couche chaude qui ne prend pas tout le volume du sac. Une sortie de 14 km avec 650 m de dénivelé positif représente environ 4 h 30 à 5 h de marche effective pour une allure moyenne, calculée sur une base de 4 km/h et une heure ajoutée pour 600 m de montée. Cette durée augmente par temps humide, sur sol glissant ou avec un groupe peu homogène.
Pour le ski de randonnée, la gestion de l’humidité devient plus exigeante. La montée produit beaucoup de chaleur, tandis que la descente impose une protection immédiate contre le vent et le froid. Une veste à membrane doit donc pouvoir être ventilée et rangée rapidement. La doudoune ou la couche isolante doit rester accessible au sommet, pas enfouie sous le pique-nique et les peaux.
En alpinisme, le niveau d’exigence change encore. Le casque, le baudrier, le portage du matériel et les variations thermiques imposent des coupes et des détails adaptés. Une veste de montagne ne rend pas une course praticable. Dès qu’il y a glacier, encordement, couloir, terrain mixte ou passages exposés, préparez l’activité avec un guide de haute montagne ou un professionnel compétent. Les secours engagés hors cadre couvert peuvent rester à la charge du pratiquant.
| Usage envisagé | Équipement Lagoped à privilégier | Critère de sélection | Préparation à vérifier |
|---|---|---|---|
| Randonnée à la journée | Veste imperméable, couche légère, pantalon souple | Respirabilité et volume réduit dans le sac | Prévoir eau, alimentation et couche chaude pour une sortie de 4 à 6 h |
| Itinérance sur plusieurs jours | Veste trois couches, polaire, pantalon résistant | Durabilité face au portage et séchage rapide | Limiter le poids total et réserver les hébergements avant le transport |
| Ski de randonnée | Veste ventilée, pantalon adapté, doudoune compacte | Gestion de l’humidité en montée et protection à la descente | Consulter le bulletin local et partir avec le matériel de sécurité adapté |
| Alpinisme encadré | Veste compatible avec casque et port de baudrier | Mobilité des épaules et résistance à l’abrasion | Valider le niveau, la course et l’équipement avec un guide |
Choisir une veste Lagoped selon la durée et la météo de la sortie
Pour une randonnée estivale de trois heures sur terrain abrité, une veste légère de protection suffit souvent si l’orage n’est pas annoncé et si une couche chaude est déjà prévue. Pour une traversée de deux ou trois jours, prenez plutôt une veste capable de supporter les frottements répétés du sac. Le poids gagné sur un modèle très fin se perd vite lorsqu’il faut le remplacer après une saison d’usage soutenu.
Sur un itinéraire comme les sentiers du Morvan, le dénivelé est généralement moins marqué que dans les Alpes, mais l’humidité des sous-bois et la longueur des journées restent à anticiper. Une carte des sentiers du Morvan permet de mesurer les accès, les variantes et les distances avant de choisir son sac ou sa protection contre la pluie. Sur ce terrain, un bon ajustement de capuche et des chaussures adaptées comptent plus qu’une recherche de technicité excessive.
La marque propose aussi des pièces utilisables hors montagne, notamment dans le déplacement quotidien ou le vélo. Cet usage secondaire peut justifier un achat si le vêtement est porté fréquemment. Il ne doit pas être l’argument unique. Une veste de randonnée utilisée chaque semaine a plus de sens qu’une pièce très technique qui reste suspendue neuf mois par an.
La taille et la coupe déterminent l’usage réel
Essayez une veste avec la couche que vous porterez réellement dessous. Le test se fait bras levés, capuche réglée et buste légèrement penché comme avec un sac. Une veste trop ajustée tire aux épaules et limite le mouvement. Une veste trop large laisse entrer l’air et encombre sous les bretelles du portage.
Les pantalons demandent la même vérification. Faites une flexion profonde et montez un genou sur un banc ou une marche. Si la taille comprime ou si le tissu bloque la cuisse, le problème apparaîtra dès les premières montées. Le bon équipement outdoor est celui que vous oubliez pendant la marche parce qu’il ne gêne ni les mouvements ni les gestes de préparation.
Réparation, garantie et durabilité dans l’offre Lagoped
La durabilité est le dernier point qui distingue réellement une marque de montagne d’une collection saisonnière. Lagoped annonce une garantie de cinq ans et un service de réparation situé en Haute-Savoie. Cette orientation répond à une réalité simple : les vêtements de plein air s’usent souvent sur des zones précises, alors que le reste de la pièce peut encore servir longtemps.
Les accrocs sur la manche, l’usure d’un bas de pantalon, une fermeture qui fatigue ou une couture qui lâche ne justifient pas toujours le remplacement complet. Une réparation propre prolonge l’usage, limite l’achat d’un produit neuf et conserve un vêtement déjà adapté à votre morphologie. Pour une veste à membrane, il faut toutefois confier les interventions complexes à un atelier capable de préserver l’étanchéité des coutures.
La réparation devient particulièrement cohérente pour une pièce utilisée en itinérance. Après quatre jours de marche, les bretelles du sac frottent toujours aux mêmes endroits, les bas de jambes rencontrent les mêmes rochers et les fermetures sont manipulées avec les mains humides ou sales. Le matériel qui tient est celui dont les faiblesses peuvent être identifiées et corrigées avant qu’elles ne deviennent une panne complète.
Lagoped a également évoqué un projet de revente de vêtements d’occasion après contrôle en atelier. Cette logique complète la réparation, car elle permettrait à une pièce encore fonctionnelle de rester dans le circuit plutôt que de finir au fond d’un placard. La disponibilité effective de ce service et ses conditions doivent être vérifiées directement auprès de la marque avant un achat, car les dispositifs de seconde main évoluent rapidement.
Entretenir un équipement technique pour qu’il dure réellement
Un vêtement technique ne demande pas des gestes compliqués, mais il exige de la régularité. Après une sortie boueuse ou plusieurs journées de randonnée, retirez la terre sèche, videz les poches et séchez le vêtement avant de le ranger. Un sac humide fermé dans un coffre plusieurs jours finit par développer des odeurs et peut altérer certains revêtements.
- Lavez la veste lorsque la saleté gêne la respirabilité ou lorsque l’eau ne perle plus correctement sur le tissu extérieur.
- Utilisez une lessive adaptée aux membranes et évitez l’adoucissant, qui laisse un dépôt sur les fibres techniques.
- Fermez les zips et les bandes autoagrippantes avant le lavage pour limiter l’usure mécanique du tissu.
- Contrôlez les coutures, les cordons et les tirettes avant une itinérance de plusieurs jours, pas la veille au soir.
- Faites réparer une déchirure rapidement, car un petit accroc s’agrandit sous la tension du sac et du vent.
Ces gestes prolongent la vie de la pièce, mais ils ne remplacent pas l’adaptation au terrain. Une veste légère gardera ses limites face à une pratique abrasive et répétée. À l’inverse, une veste très renforcée sera pénible si vous marchez vite par température douce sur des chemins faciles. Le choix doit être proportionné à la fréquence, à la saison et au niveau d’exposition prévu.
Pour quel pratiquant la marque Lagoped est-elle pertinente ?
Lagoped est cohérente pour une personne qui pratique régulièrement la randonnée, l’itinérance, le ski de randonnée ou l’escalade extérieure et qui veut connaître les matières ainsi que les lieux de fabrication. La marque peut aussi convenir à ceux qui cherchent un vêtement polyvalent pour le quotidien, à condition que son usage de montagne reste réel. La garantie de cinq ans et l’orientation vers la réparation prennent alors tout leur sens.
Pour un premier achat, commencez par la pièce qui répond au manque le plus concret. Si vous êtes souvent trempé après deux heures de pluie, choisissez une veste imperméable adaptée. Si vous avez froid pendant les pauses, prenez une couche isolante compacte. Si votre sac blesse les épaules après 8 km, changez d’abord le système de portage plutôt que d’ajouter des accessoires.
Les vêtements de montagne sont utiles lorsqu’ils accompagnent une pratique préparée avec mesure. Une carte, un horaire de départ réaliste, de l’eau, une alimentation suffisante et une couche sèche comptent autant que la marque inscrite sur l’étiquette. Entre une pièce très légère réservée aux sorties courtes et un modèle plus robuste pour marcher plusieurs jours avec un sac, prenez le second si vous prévoyez régulièrement des itinérances : quelques grammes de plus se portent mieux qu’un vêtement usé avant la fin de saison.
Quand Lagoped a-t-elle été créée ?
Lagoped a été fondée en 2018 en Haute-Savoie. La marque française développe des vêtements et accessoires destinés à la montagne et aux pratiques outdoor.
Les vêtements Lagoped contiennent-ils des PFAS ?
Lagoped indique ne pas utiliser de PFAS depuis sa création. La marque emploie notamment des membranes et des traitements déperlants sans fluorocarbone pour ses vêtements techniques.
Quels sports sont couverts par la gamme Lagoped ?
La gamme vise principalement la randonnée, le trail, le ski de randonnée, l’alpinisme, l’escalade, le gravel et les usages quotidiens nécessitant une protection contre les intempéries.
Quelle garantie Lagoped annonce-t-elle sur ses produits ?
La marque annonce une garantie de cinq ans et propose un service de réparation en Haute-Savoie pour prolonger l’usage des pièces endommagées.
Pourquoi choisir une veste technique pour la randonnée ?
Une veste technique est pertinente lorsque vous marchez régulièrement sous la pluie, le vent ou avec un sac chargé. Elle doit être choisie selon la durée de sortie, le dénivelé, la saison et les couches portées dessous.