Le Tour des Fiz se prépare comme une vraie itinérance de montagne, même sur un format de trois jours. Le parcours traverse les réserves naturelles de Passy et de Sixt-Fer-à-Cheval, avec des sentiers d’altitude, des cols raides et des refuges dont les réservations se ferment vite entre juillet et août.
En bref
- La variante classique en trois jours représente environ 39 km et 2 610 m de dénivelé positif, avec des étapes de 5 h 30 à 7 h de marche effective.
- Le départ le plus courant se situe à Plaine Joux, au-dessus de Passy, vers 1 350 m d’altitude.
- Les refuges de Moëde Anterne, Alfred Wills, Sales et Platé permettent plusieurs découpages, mais ils ne se trouvent pas tous sur le même tracé.
- La période habituelle va de la mi-juin à la fin septembre, selon l’enneigement résiduel dans les cols et les dates d’ouverture des gardiens.
- Pour trois nuits en demi-pension, comptez généralement 180 à 240 euros par personne, hors transport et achats de départ.
Choisir le parcours du Tour des Fiz selon votre temps et votre niveau
Le Tour des Fiz se déroule dans les Alpes du Nord, entre les falaises calcaires du massif des Fiz, les alpages de Passy et les hauts vallons de Sixt. Il ne s’agit pas d’une boucle unique figée. Plusieurs variantes existent, selon le refuge retenu, le point de départ et le nombre de nuits prévues.
Le format de référence sur trois jours approche 39 km pour 2 610 m de dénivelé positif. Cette estimation correspond à une boucle au départ de Plaine Joux, avec un passage par les secteurs de Moëde Anterne, du lac d’Anterne, de la Portette et du désert de Platé. La durée ne se calcule pas sur la seule distance. En prenant une base de 4 km par heure sur sentier roulant et 350 à 400 m de montée par heure, les journées demandent entre 5 h 30 et 7 h de déplacement effectif, sans les repas ni les pauses photo.
Le parcours de trois jours s’adresse à des marcheurs déjà capables d’enchaîner deux journées de 900 m de montée avec un sac de 8 à 10 kg. Les sentiers ne demandent pas de matériel d’alpinisme en conditions estivales normales, mais certains passages sont raides, pierreux et exposés aux glissades après la pluie. Le franchissement de cols comme la Portette ou le col d’Anterne exige une attention continue sur les dalles humides et les pierriers.
Une version sur quatre jours réduit la charge journalière et laisse davantage de temps autour du lac d’Anterne ou du désert de Platé. Elle peut intégrer une nuit au refuge Alfred Wills, au refuge de Sales ou au refuge de Platé. Cette formule est préférable si vous partez avec des adolescents habitués à la randonnée, si vous découvrez l’itinérance alpine ou si vous voulez conserver une marge en cas de chaleur et d’orage de fin de journée.
Le tracé court sur deux jours existe, notamment avec une nuit au refuge Alfred Wills ou à Platé selon l’orientation choisie. Il concentre alors plus de 1 300 m de dénivelé positif quotidien et des étapes proches de huit heures pour une allure régulière. Cette option ne convient pas à un premier trek en montagne. Réduire le nombre de nuitées ne réduit ni les montées ni la technicité du terrain, et la fatigue s’accumule vite lorsque les descentes longues arrivent en deuxième partie de journée.
Le départ de Plaine Joux reste le plus pratique pour une boucle. Le site se rejoint depuis Passy par la route de la station, avec stationnement disponible en saison mais souvent chargé les week-ends de juillet et août. Pour venir en train, la gare de Saint-Gervais-les-Bains–Le Fayet constitue le point d’arrivée ferroviaire le plus proche, puis un transfert local ou un taxi reste nécessaire jusqu’au départ. La voiture évite ce dernier transfert, mais elle impose de terminer au même parking.
La saison praticable dépend moins du calendrier que des conditions dans les passages élevés. Entre la mi-juin et la première quinzaine de juillet, des névés peuvent encore couvrir les pentes à l’ombre vers 2 000 m d’altitude. À partir de la fin septembre, les refuges ferment progressivement, les journées raccourcissent et un épisode neigeux peut modifier l’itinéraire en quelques heures.
Le choix le plus cohérent pour une première randonnée sur le Tour des Fiz reste donc une boucle en quatre jours avec des nuits réservées en refuge gardé. Vous porterez moins de nourriture, vous partirez plus tôt sans courir après l’heure du repas, et vous garderez une journée réalisable si le brouillard ralentit votre progression.

Étapes du Tour des Fiz en trois jours avec distance et dénivelé
Le découpage ci-dessous correspond à une lecture réaliste d’une boucle de trois jours au départ de Plaine Joux. Les kilomètres et le dénivelé varient légèrement selon le refuge effectivement choisi, les détours vers les lacs et les variantes ouvertes au moment du passage. La trace téléchargée, la carte IGN au 1/25 000 et les informations des gardiens doivent toujours primer sur une estimation générale.
| Étape du parcours | Distance indicative | Dénivelé positif | Temps de marche calculé | Nuit possible |
|---|---|---|---|---|
| Plaine Joux vers Moëde Anterne ou Alfred Wills | 13 à 15 km | 900 à 1 100 m | 5 h 30 à 6 h 30 | Refuge de Moëde Anterne ou refuge Alfred Wills |
| Vallon d’Anterne vers Platé par les cols | 12 à 14 km | 1 000 à 1 150 m | 6 h à 7 h | Refuge de Platé |
| Platé vers Plaine Joux | 11 à 13 km | 350 à 450 m | 4 h 30 à 5 h 30 | Retour au point de départ |
La montée de Plaine Joux vers les refuges d’Anterne
La première journée part de Plaine Joux, vers 1 350 m, et monte rapidement au-dessus de la vallée de l’Arve. Le sentier gagne les alpages puis les secteurs plus minéraux. Avec 900 à 1 100 m de montée selon la variante, cette étape demande une gestion calme du départ. Partir à 7 h 30 permet de marcher avant les fortes chaleurs et d’arriver avant le gros de l’après-midi.
Le refuge de Moëde Anterne se situe dans un secteur élevé et ouvert. Le refuge Alfred Wills se rejoint par une autre logique d’itinéraire, davantage tournée vers le vallon de Sales et les passages venant de Sixt. Ne réservez pas une nuit en supposant qu’un raccourci relie automatiquement les deux bâtiments. Les distances sur carte paraissent modestes, mais les barres rocheuses, les torrents et le relief imposent de suivre les chemins balisés.
La première montée donne le ton du Tour des Fiz. Une personne qui arrive au refuge avec les jambes déjà saturées doit alléger le programme du lendemain, non pas tenter de récupérer en forçant sur la vitesse. Le lendemain comporte lui aussi une montée conséquente, et les descentes sur terrain calcaire sollicitent fortement les genoux.
Le passage par le lac d’Anterne et le désert de Platé
La deuxième étape est souvent la plus longue dans les jambes. Le lac d’Anterne constitue un repère marquant du parcours, à environ 2 060 m d’altitude, mais ce n’est pas un lieu où il faut compter sur un ravitaillement ou une solution de repli. L’eau du lac ne remplace pas une réserve traitée ou filtrée, et les abords sont soumis aux règles des espaces naturels protégés.
Le chemin vers le col d’Anterne, puis vers les passages menant au refuge de Platé, additionne les montées et les descentes. Sur la base de 13 km et de 1 100 m de dénivelé positif, comptez 6 h 30 de marche effective pour une allure de randonnée moyenne. Ajoutez au moins une heure pour les pauses, l’orientation, le remplissage des gourdes et les éventuels ralentissements sur les sections rocheuses.
Le désert de Platé ne ressemble pas à un plateau herbeux facile à traverser. Il s’agit d’un vaste lapiaz, formé de fissures et de dalles calcaires, où le balisage doit être suivi avec méthode. Par brouillard, l’orientation devient plus délicate. Une trace GPS hors ligne peut aider, mais elle ne remplace ni une carte ni la capacité à faire demi-tour lorsque la visibilité ne permet plus d’identifier le sentier.
Cette journée justifie une réservation au refuge de Platé plutôt qu’une descente improvisée vers la vallée. La fatigue augmente le risque de faux pas, surtout lorsque les chaussures ont pris l’eau ou que les semelles sont lisses. Des chaussures de randonnée à tige haute sont à privilégier avec un sac de plus de 10 kg et sur ce type de terrain caillouteux.
Le retour vers Plaine Joux et la gestion de la dernière descente
La dernière étape est plus courte, avec environ 11 à 13 km et 350 à 450 m de dénivelé positif, mais elle reste exigeante. La longue descente vers Plaine Joux se fait souvent avec des cuisses déjà sollicitées par deux jours de marche. Elle demande 4 h 30 à 5 h 30 selon l’état du sentier, les pauses et la charge portée.
Les bâtons de randonnée prennent ici leur utilité. Ils ne font pas disparaître la fatigue, mais ils répartissent une partie de l’effort et aident à stabiliser l’appui dans les zones meubles. Réglez-les légèrement plus longs en descente, sans les tendre à bout de bras. Un bâton trop long fait remonter la tension dans les épaules et gêne davantage qu’il n’aide.
Prévoir un retour avant 15 h donne une marge utile pour prendre la route, récupérer un véhicule ou rejoindre un hébergement dans la vallée. Une étape annoncée à cinq heures peut s’étirer avec un orage, une ampoule, une erreur de bifurcation ou une pause imposée par la chaleur. Sur ce parcours, une heure de réserve compte plus qu’un départ retardé pour finir un café au refuge.
Le Tour des Fiz se marche mieux en respectant les durées calculées qu’en visant un horaire théorique trop serré. Les reliefs des Alpes demandent d’accepter qu’un kilomètre sur lapiaz, une montée de 400 m et une descente humide ne pèsent jamais le même poids dans une journée.
Refuges du Tour des Fiz et budget des nuits en montagne
Les refuges structurent réellement l’organisation du Tour des Fiz. Ils permettent de marcher avec un sac plus léger, de manger chaud et d’éviter d’emporter une tente dans des zones soumises à une réglementation stricte. En contrepartie, il faut réserver tôt et accepter des horaires collectifs pour le repas, le petit-déjeuner et l’extinction des espaces communs.
Le refuge de Moëde Anterne constitue une solution naturelle pour une première nuit sur les itinéraires passant par le lac d’Anterne. Son emplacement d’altitude oblige à vérifier sa période d’ouverture avant de réserver le transport. Le refuge Alfred Wills s’intègre davantage à une variante en direction du vallon de Sales et de Sixt, ce qui en fait une bonne option pour un parcours de quatre jours plutôt que pour une boucle rapide.
Le refuge de Sales se trouve dans un vaste vallon d’alpage dominé par les Fiz. Il convient aux randonneurs qui choisissent un découpage plus progressif ou qui arrivent depuis Sixt-Fer-à-Cheval. Le refuge de Platé, plus minéral et plus haut perché, sert de halte sur les variantes franchissant le désert de Platé. Les conditions d’accueil, les horaires, les menus et les capacités changent d’une saison à l’autre. Consultez directement les pages des refuges ou les plateformes de réservation avant d’acheter vos billets de train.
Les tarifs constatés pour la saison estivale 2026 placent généralement la nuitée simple en refuge gardé entre 25 et 35 euros. La demi-pension, qui comprend le repas du soir, la nuit et le petit-déjeuner, se situe le plus souvent entre 55 et 70 euros par adulte. Ces montants restent indicatifs, car certaines réductions s’appliquent aux membres de clubs alpins et les boissons, pique-niques et douches ne sont pas toujours inclus.
Sur trois jours avec deux nuits en demi-pension, prévoyez 110 à 140 euros d’hébergement et de repas du soir. Ajoutez 12 à 18 euros par pique-nique acheté au refuge, ou 6 à 10 euros si vous préparez vos repas froids avant le départ. Une boisson chaude, une part de tarte ou une consommation en terrasse peut sembler secondaire, mais représente facilement 5 à 10 euros de plus par halte.
- Réservez les nuits de juillet et d’août dès l’ouverture des plannings, souvent entre février et avril selon les refuges.
- Indiquez toute contrainte alimentaire lors de la réservation, car un refuge isolé ne peut pas improviser un menu particulier à l’arrivée.
- Apportez un drap-sac, même si les couvertures sont fournies dans les dortoirs collectifs.
- Gardez une lampe frontale accessible, car les déplacements nocturnes entre dortoir, sanitaires et salle commune se font souvent avec un éclairage réduit.
- Emportez des espèces ou une carte bancaire, sans supposer que le réseau permet un paiement électronique constant en altitude.
Le refuge ne doit pas être traité comme un hôtel de vallée. L’eau, le gaz, l’évacuation des déchets et le ravitaillement dépendent de la logistique de montagne. Une douche peut être limitée, l’eau chaude absente certains jours, et les prises électriques peu nombreuses. Chargez le téléphone avant le départ avec les cartes hors ligne, puis utilisez le mode avion pendant la marche.
Le bivouac ne remplace pas librement une nuit réservée. Une partie du Tour des Fiz traverse la réserve naturelle nationale de Sixt-Passy et la réserve naturelle nationale de Passy. Dans ces espaces protégés, le camping et le bivouac sont soumis aux règles propres à chaque réserve et aux éventuels arrêtés locaux. Installez aucune tente sans avoir vérifié le règlement en vigueur auprès du gestionnaire, de la mairie concernée ou du refuge proche.
Dans les réserves naturelles, le principe à appliquer est simple. Le passage sur les sentiers est admis dans le respect de la réglementation, mais le couchage sous tente ne se déduit jamais du seul fait que le terrain est en montagne.
Pour cette itinérance, la demi-pension en refuge gardé reste le choix le plus solide pour une première expérience. Elle limite le portage alimentaire, réduit les incertitudes réglementaires et vous donne un point d’arrivée précis avant le refroidissement du soir.
Réglementation, météo et sécurité sur les sentiers des réserves naturelles
Le Tour des Fiz traverse un territoire protégé, avec une fréquentation élevée en été et une faune sensible aux dérangements. Les réserves naturelles de Passy et de Sixt-Passy ne sont pas de simples décors de randonnée. Elles imposent des règles qui peuvent porter sur le bivouac, les chiens, les feux, les déchets, la circulation et le maintien sur les itinéraires balisés.
Les chiens sont interdits dans de nombreuses réserves naturelles, même tenus en laisse, afin de limiter le dérangement de la faune sauvage et des troupeaux. Cette restriction dépend du statut exact de la zone traversée et du règlement applicable. Vérifiez-la sur les panneaux installés aux entrées de réserve et sur les informations publiées par les gestionnaires avant de partir avec un animal.
Le feu de camp est à exclure du projet. Au-delà du risque d’incendie, il laisse des traces durables sur les sols d’altitude et n’est pas compatible avec le fonctionnement des zones protégées. Les réchauds doivent être utilisés avec retenue, sur un emplacement stable, loin des herbes sèches et seulement lorsque la réglementation locale les autorise. Un repas froid reste la solution la plus simple pour une pause au bord d’un lac ou sur un col.
La météo en montagne ne se prépare pas avec une prévision lue une fois la veille. Consultez le bulletin de Météo-France la veille au soir, puis le matin du départ, en tenant compte de l’altitude des passages. Une température annoncée à 25 °C dans la vallée n’indique rien de précis sur un col à plus de 2 000 m, où le vent et un nuage bas peuvent faire chuter rapidement la sensation thermique.
Un orage de montagne impose une décision précoce. Si le ciel se charge dès la fin de matinée, ne cherchez pas à gagner un sommet, un col ou une arête pour suivre le programme initial. Éloignez-vous des crêtes, des blocs isolés, des câbles et des zones ouvertes. Rejoignez un secteur moins exposé lorsque cela reste possible, puis informez le refuge si votre arrivée est retardée.
Le balisage du Tour des Fiz combine des marques de randonnée et des panneaux directionnels. Il peut être moins visible dans les lapiaz, sous la pluie ou lorsque des névés tardifs recouvrent les repères au début de l’été. Une carte IGN couvrant Passy, le massif des Fiz et Sixt reste utile, même avec une application GPS. Téléchargez les fonds cartographiques avant le départ, car le réseau téléphonique disparaît dans plusieurs vallons.
Le numéro européen d’urgence est le 112. Il ne garantit pas une couverture réseau immédiate. Communiquez un itinéraire à un proche, avec les refuges prévus et l’heure estimée d’arrivée. Les secours engagés dans un cadre hors couverture d’assurance ou sans garantie adaptée peuvent entraîner des frais pour le pratiquant. Une assurance responsabilité civile ne remplace pas automatiquement une garantie couvrant les frais de recherche ou de secours en montagne.
Les passages du Tour des Fiz ne relèvent pas de l’alpinisme estival, mais ils restent des chemins de montagne. Une personne qui ne sait pas lire une carte, marcher sur pierrier ou évaluer son allure sur 1 000 m de montée a intérêt à choisir une randonnée plus courte avant cette boucle. Pour une sortie sur neige, une traversée hors sentier ou une variante nécessitant du matériel technique, faites appel à un accompagnateur en montagne ou à un guide compétent selon le terrain.
La préparation se joue aussi dans le contenu du sac. Prenez une couche chaude sèche, une veste imperméable, une couverture de survie, une frontale, une trousse de premiers secours adaptée et au moins 1,5 litre d’eau au départ. Ces objets ne dispensent pas d’adapter votre itinéraire aux conditions, mais ils évitent que le retard banal se transforme en attente inconfortable à l’altitude.
Sur les Fiz, le bon horaire de départ reste la mesure la plus utile face aux variations du temps. Une étape commencée tôt laisse la possibilité de ralentir, de faire demi-tour ou de rejoindre le refuge avant la dégradation habituelle de l’après-midi.
Matériel, ravitaillement et transport pour préparer le Tour des Fiz
Le sac pour le Tour des Fiz doit rester compact. En refuge gardé, un volume de 30 à 40 litres suffit pour trois jours, à condition de ne pas emporter de tente, de matériel de cuisine complet ni de vêtements en double. Un sac chargé à plus de 10 kg devient pénible dans les montées et use les épaules lors des longues descentes.
Les chaussures méritent un arbitrage clair. Pour ce parcours, prenez des chaussures de randonnée à tige haute si vous portez plus de 8 kg ou si vous manquez d’habitude sur les pierriers. Elles pèsent davantage qu’une chaussure basse, mais elles protègent mieux de l’entrée des cailloux et maintiennent le pied quand la fatigue dégrade la précision des appuis.
Une chaussure basse de randonnée convient aux marcheurs entraînés, avec un sac léger et une pratique déjà acquise des sentiers rocheux. Elle sèche plus vite et offre une foulée plus libre, mais elle ne corrige pas un mauvais placement de pied dans les lapiaz de Platé. Les chaussures de trail très souples ne sont pas le premier choix pour une première itinérance sur le Tour des Fiz, surtout après plusieurs heures de descente.
Les prix observés au printemps 2026 donnent un ordre de grandeur utile. Une chaussure haute de randonnée polyvalente se situe souvent entre 150 et 220 euros, tandis qu’une chaussure basse robuste se place fréquemment entre 120 et 180 euros. Le choix doit se faire après essayage avec les chaussettes prévues pour la marche, en descente simulée si le magasin possède un plan incliné.
Pour les vêtements, évitez de multiplier les couches identiques. Un tee-shirt de marche, une couche chaude légère, une veste imperméable, un pantalon ou collant de rechange pour le refuge et une paire de chaussettes sèche suffisent dans la plupart des cas estivaux. Une doudoune légère devient utile si vous êtes sensible au froid le soir, car les refuges d’altitude et les abords des lacs fraîchissent vite après le coucher du soleil.
Le ravitaillement se décide avant de monter. Les refuges proposent parfois des pique-niques, des boissons et quelques produits de dépannage, mais ils ne sont pas des épiceries. Prenez dès la vallée deux déjeuners simples, des fruits secs, des aliments salés et une réserve sucrée. Une ration de 500 à 700 g de nourriture par jour suffit généralement avec demi-pension, selon l’appétit et la composition des repas.
L’eau demande une organisation précise. Partez avec 1,5 litre sur les étapes courtes et chaudes, voire 2 litres si le refuge suivant est loin ou si les sources indiquées sur la carte ne sont pas garanties. Les torrents et les lacs peuvent contenir des micro-organismes ou subir une contamination locale par les troupeaux. Utilisez un filtre adapté ou un traitement efficace lorsque vous devez prélever de l’eau hors d’un point contrôlé.
Le budget total d’un Tour des Fiz de trois jours se répartit assez clairement. Deux demi-pensions coûtent 110 à 140 euros selon le refuge. Ajoutez 25 à 40 euros de pique-niques et d’encas, 20 à 50 euros de carburant ou de transfert local selon votre point de départ, puis l’éventuel train jusqu’à Saint-Gervais-les-Bains–Le Fayet. Une enveloppe de 160 à 240 euros par personne, hors achat de matériel, correspond à une préparation réaliste pour la saison 2026.
Les bâtons ne sont pas obligatoires, mais ils ont un intérêt concret sur ce massif. Prenez un modèle télescopique simple si vous avez les genoux sensibles en descente ou si vous portez un sac chargé. Les modèles pliables sont plus légers, mais ils doivent être contrôlés avant le départ, car une section mal verrouillée devient gênante dans une pente raide.
Réservez les refuges avant le transport, puis préparez les cartes hors ligne avant de quitter la vallée. Les places de dortoir partent bien avant les billets de train lors des week-ends d’été, alors qu’un horaire ferroviaire se modifie encore la veille.
Combien de jours faut-il pour faire le Tour des Fiz ?
Trois jours permettent de parcourir une boucle d’environ 39 km et 2 610 m de dénivelé positif, avec deux nuits en refuge. Quatre jours conviennent mieux à une première itinérance alpine ou à un groupe souhaitant réduire les étapes les plus longues.
Quel est le dénivelé du Tour des Fiz ?
La variante classique annoncée sur trois jours compte environ 2 610 m de dénivelé positif. Les chiffres varient selon le départ choisi, les détours vers les lacs et les refuges retenus sur le parcours.
Peut-on bivouaquer sur le Tour des Fiz ?
Le parcours traverse les réserves naturelles de Passy et de Sixt-Passy. Le bivouac et le camping y dépendent de règlements propres à chaque espace protégé et d’éventuels arrêtés locaux. Vérifiez le règlement du gestionnaire avant tout projet de tente.
Quels refuges réserver sur le Tour des Fiz ?
Les refuges de Moëde Anterne, Alfred Wills, Sales et Platé servent les principales variantes. Moëde Anterne et Platé s’intègrent bien à un découpage de trois jours, tandis qu’Alfred Wills et Sales sont souvent plus adaptés à un itinéraire de quatre jours.