Guadeloupe (971)
Terrain dominant : île volcanique tropicale. Ce qu’on y marche, ce qui s’y pratique, la fenêtre praticable — et où aller ensuite pour préparer la sortie.
Caractéristiques
Ce qu’il faut savoir avant d’y aller.
| Terrain dominant | Île volcanique tropicale |
|---|---|
| Région | Guadeloupe |
| Milieux à marcher | Basse-Terre et ses traces de forêt humide, la Soufrière, Grande-Terre calcaire, Marie-Galante |
| Grands itinéraires | traces de traversée de Basse-Terre et tour côtier de Grande-Terre |
| Point haut | La Soufrière, 1 467 m |
| Ce qu’on y pratique | randonnée de trace en forêt humide, ascension de volcan, canyoning, plongée, kayak de mer, surf |
| Fenêtre praticable | La saison sèche est la fenêtre praticable ; la saison des pluies et la saison cyclonique ferment des sentiers pour des mois. |
| Qui décide de l’accès | Le parc national ou l’ONF pour les sentiers, l’observatoire volcanologique pour le niveau d’alerte, la préfecture pour les fermetures. |
Ce que cela implique
- Relief jeune et très raide : les dénivelés sont considérables sur de courtes distances, et les temps de marche métropolitains ne s’y transposent pas.
- Un observatoire volcanologique publie un niveau d’alerte qui ferme des accès sans préavis, indépendamment du beau temps.
- Le ravinement est brutal : une averse en amont grossit une rivière en quelques minutes, et les traversées à gué sont le danger le plus fréquent.
- Saison des pluies et saison cyclonique conditionnent l’ouverture : beaucoup de sentiers restent fermés des mois après un épisode.
L’archipel se coupe en deux terrains opposés. Basse-Terre est volcanique, très raide et couverte de forêt humide : les traces y montent fort, le sol est glissant en permanence, et les rivières réagissent en quelques minutes à une averse en amont. Grande-Terre est calcaire, plate et sèche : falaises littorales, savanes, absence d’eau.
La Soufrière est un volcan actif sous surveillance. Son accès dépend d’un niveau d’alerte publié par l’observatoire, qui peut fermer le sommet du jour au lendemain. Le gaz est le risque propre au site : on ne s’attarde pas dans les creux et on tient compte de la direction du vent.
Sur les traces de forêt humide, la vraie difficulté est la traversée à gué. Une rivière qui monte ne redescend pas vite, et se retrouver coupé du retour est le scénario classique. On regarde ce qui tombe en amont, pas le ciel au-dessus de soi.
À vérifier avant de partir
- L’arrêté municipal ou préfectoral en vigueur sur le secteur : c’est lui qui autorise ou interdit le bivouac, le feu, et parfois l’accès lui-même.
- L’état d’ouverture du sentier auprès de son gestionnaire : un itinéraire fermé après un éboulement ou une tempête le reste souvent plusieurs saisons.
- Le bulletin de montagne ou le bulletin marin correspondant, plutôt que la météo de la ville la plus proche.
- La période de chasse et les jours concernés, sur les massifs et les forêts où elle est pratiquée.
Découpage administratif, milieux et grands itinéraires : données stables. Ouverture des sentiers, arrêtés d’accès aux massifs, périodes de chasse et niveaux d’alerte changent d’une saison à l’autre, parfois d’un jour à l’autre : vérifiez auprès du gestionnaire du site et de la préfecture avant de partir.