La Réunion (974)
Terrain dominant : île volcanique tropicale. Ce qu’on y marche, ce qui s’y pratique, la fenêtre praticable — et où aller ensuite pour préparer la sortie.
Caractéristiques
Ce qu’il faut savoir avant d’y aller.
| Terrain dominant | Île volcanique tropicale |
|---|---|
| Région | La Réunion |
| Milieux à marcher | cirques de Cilaos, Mafate et Salazie, Piton des Neiges, Piton de la Fournaise, forêt de Bébour-Bélouve |
| Grands itinéraires | tour du Piton des Neiges et grande traversée de l’île par les cirques |
| Point haut | Piton des Neiges, 3 070 m |
| Ce qu’on y pratique | itinérance de cirque en cirque, ascension de volcan, trail, canyoning, parapente, plongée |
| Fenêtre praticable | La saison sèche est la fenêtre praticable ; la saison des pluies et la saison cyclonique ferment des sentiers pour des mois. |
| Qui décide de l’accès | Le parc national ou l’ONF pour les sentiers, l’observatoire volcanologique pour le niveau d’alerte, la préfecture pour les fermetures. |
Ce que cela implique
- Relief jeune et très raide : les dénivelés sont considérables sur de courtes distances, et les temps de marche métropolitains ne s’y transposent pas.
- Un observatoire volcanologique publie un niveau d’alerte qui ferme des accès sans préavis, indépendamment du beau temps.
- Le ravinement est brutal : une averse en amont grossit une rivière en quelques minutes, et les traversées à gué sont le danger le plus fréquent.
- Saison des pluies et saison cyclonique conditionnent l’ouverture : beaucoup de sentiers restent fermés des mois après un épisode.
La Réunion est le terrain de randonnée le plus exigeant du territoire français, et l’erreur la plus fréquente est d’y transposer des repères métropolitains. Les dénivelés sont considérables sur des distances courtes, les sentiers sont souvent équipés d’échelles et de câbles, et le cumul journalier d’une étape de traversée dépasse ce que beaucoup de marcheurs ont l’habitude d’encaisser.
Deux volcans, deux régimes. Le Piton des Neiges est éteint : il se monte à pied, avec une nuit en refuge et un départ nocturne. Le Piton de la Fournaise est l’un des volcans les plus actifs du monde : son accès est régi par un niveau d’alerte préfectoral qui ferme l’enclos sans préavis, y compris pendant une éruption spectaculaire et visible.
Le facteur qui décide de tout, c’est l’eau. Les ravines réagissent en minutes, les radiers se submergent, et un cirque peut devenir inaccessible. Après un épisode majeur, des sentiers restent fermés des mois pour éboulement : l’état d’ouverture se vérifie systématiquement auprès du gestionnaire, jamais sur un récit ancien.
À vérifier avant de partir
- L’arrêté municipal ou préfectoral en vigueur sur le secteur : c’est lui qui autorise ou interdit le bivouac, le feu, et parfois l’accès lui-même.
- L’état d’ouverture du sentier auprès de son gestionnaire : un itinéraire fermé après un éboulement ou une tempête le reste souvent plusieurs saisons.
- Le bulletin de montagne ou le bulletin marin correspondant, plutôt que la météo de la ville la plus proche.
- La période de chasse et les jours concernés, sur les massifs et les forêts où elle est pratiquée.
Questions fréquentes
Peut-on aller voir une éruption du Piton de la Fournaise ?
Cela dépend du niveau d’alerte en vigueur, arrêté par la préfecture. Une éruption entraîne le plus souvent la fermeture de l’enclos, et l’accès est alors interdit même si les coulées sont visibles depuis la route. Les points de vue autorisés sont indiqués au cas par cas : c’est l’arrêté du jour qui fait foi, pas la fréquentation constatée sur place.
Une étape de traversée réunionnaise se compare à quoi en métropole ?
À une étape de haute montagne en dénivelé cumulé, mais sur un sol tropical glissant et avec des passages équipés. Il faut compter bien plus de temps qu’une distance équivalente en métropole, prévoir la chaleur et l’humidité, et réserver les refuges longtemps à l’avance.
Découpage administratif, milieux et grands itinéraires : données stables. Ouverture des sentiers, arrêtés d’accès aux massifs, périodes de chasse et niveaux d’alerte changent d’une saison à l’autre, parfois d’un jour à l’autre : vérifiez auprès du gestionnaire du site et de la préfecture avant de partir.